Il n'était pas uniquement ce petit clown qui faisait tellement rire les autres, c'était un garçon ultra sensible, le pire de ceux que j'ai connu, vite dépassés par les évènements et qui s'attachait très vite aux filles avec qui il restait. C'était un garçon à fleur de peau, très fragile, vite perdu, qui avait besoin de beaucoup d'amour et qui ne pensait pas en recevoir. Il ne blessait jamais personne exprès, n'attirait la haine de personne, tout le monde l'aimait, sauf eux, elle, ceux qui l'ont détruit. Je ne parle pas d'Anaïs. Non, je parle de celle qui a enclenché sa dernière peine, plus forte que les autres qui le poussa à ne pas se rater cette fois...
Il était LE mec, celui qu'on rêve toute d'avoir comme meilleur ami. Eh bien c'était le mien. Le plus beau, le plus grand, le plus gentil, le plus marrant... Celui, le seul, pour qui j'aurais tué, pour qui j'aurais donner tout ce que j'avais de plus cher. Celui qui me faisait sourire, qui me faisait rire et qui pleurait parfois dans mes bras... Celui dont j'étais fière de parler, celui que je mentionnais dans toutes les conversation, celui qui aimait tout le monde, qui rigolait avec tout le monde... Celui que chacun connaissait, peu ou bien, là n'est pas la question. c'était un ami unique et exceptionnel. Il était loin d'être discret et c'est ce qui nous faisait rire. J'adorai son sourire, sa voix, son rire, ses yeux, ses délires, son comportements, la façon qu'il avait d'être jamais embarrassé...
Je l'ai rencontré à mes 11 ans, petit gamin au pull Slipknot écoutant du métal, au sourire renversant... J'en suis tombée amoureuse, comme beaucoup de filles... Mais il est très vite devenu très important et c'est devenu plus que de l'amour que je ressentais pour lui. De l'amitié, celle qui survit à tout, qui pardonne tout... A mes 14 ans je l'ai vu mal pour la première fois... Il était amoureux mais elle ne voulait plus de lui... Ensuite il a changé d'école, pour faire d'autres connaissances, il voulait devenir prof de gym... J'avais passé deux ans à le voir tout les jours et tout à coup, fini, plus rien... Il devait partir... On se voyait aux fêtes ( anniversaires, noël) au Spiroudome, au cinéma, aux soirées... Mais j'avais du mal à ne plus le voir si souvent, comme beaucoup de gens là où j'étais... Un jour, il était venu à la maison, le jour de mon anniversaire, par surprise... C'était le premier à qui j'avais pensé quand mes parents ont accepter que j'invite un ami à la maison. Et là, une des amies n'a pas été sympa avec moi sur msn, je suis aller me cacher pour pleurer, et il est venu me consoler, en me prenant dans ses bras... Il avait déjà changé de look, de coiffure, de musique, pourtant, jamais il n'a changé mentalement.
Il avait 15 ans, c'était en mars, je l'ai vu pleurer pour la dernière fois. Elle ne voulait pas de lui, il était mal, mais pourtant 20 minutes plus tard, il est revenu dans la fête, souriant et à continuer à nous faire rire.
A mes 16 ans, en juin, il est venu fêter la fin des exams, on étaient 15 environ, je n'ai pas beaucoup fait attention à lui, mais vers la fin, j'ai pris des tas de photos, ( ci dessous) dans les champs... Au moment ou il devait partir, c'était la première fois qu'il ne dormait pas à la maison, je lui ai dit " A bientôt! " il m'a fait une grimace depuis la voiture, un signe de la main, un coup de klaxon...
C'était la dernière fois que je le voyait... le 25 juin 2007. Le 13 aout 2007, je suis revenue de vacances, mon cousin m'annonce par internet que Andy est mort. Je passe mes nerfs dessus, le traitant de menteur, lui dit qu'il n'a pas le droit de me dire ça... Je sonne chez lui, sa mère décroche, je demande à parler à mon meilleur ami. Elle se tait et me demande qui je suis. Quand je lui répond, sa voix tremble, elle m'annonce qu'elle n'a pas su me le dire... Mais qu'il s'est suicidé.
SUICIDER. Je m'écroule au sol, on m'aurait arraché mon c½ur à vif, la douleur n'aurait pas été si forte. Mon monde s'écroule, tout disparait, je hurle, e ne sais plus faire que ça, pleurer, hurler, ma mère accoure pour prendre le téléphone...Que se passe-t-il? Je ne sais que dire que c'est faux, c'est un mensonge, il n'a pas la droit... Je retourne mes cadres photos, il est partout dessus, je ne sais plus respirer... Sa mère vient le lendemain, j'avais espéré à mon réveil que ce n'était qu'un cauchemar, mais non, mon meilleur ami est bel et bien mort... Et son corps est incinéré, je n'y crois toujours pas, je vivais pour lui, il est mort pour rien...
Un an, maintenant que tout cela c'est passé, son nom est devenu tabou, mon sourire n'est plus pareil, il avait enregistré son mot de passe sur mon ordinateur, j'ai décidé de garder son skyblog... Il était toute ma vie, je savais qu'un jour il partirai, c'était une évidence, il se suiciderai un jour.. J'aurais simplement aimé le garder le 25 juin auprès de moi pour passer une nouvelle nuit à ses cotés... mémoriser à nouveau son sourire, son rire, ses yeux, ses moqueries, ses délires, son gout pour le phil américain, l'entendre à nouveau parler Stitch... Sentir encore son parfum... On apprend à se reconstruire. Je ne pleure pas devant les autres mais maintenant la moindre chose qui me fait penser à lui me choque et je suis absente quelques secondes... Rien ne le remplace, personne ne sera jamais comme lui pour moi. Pour personne.
Il était très important pour beaucoup de gens, un ami pareil on voulait le garder pour toujours... Il n'a simplement pas su à temps combien on l'aimait...
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